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Travailler avec son cabinet comptable : ce qui fait gagner du temps aux deux

La relation avec le cabinet comptable se joue sur un point : la qualité de ce qui lui est transmis. Un dossier complet et rapproché permet au cabinet de faire ce pour quoi il est réellement utile, à savoir les arbitrages fiscaux et le conseil. Un dossier incomplet le transforme en agent de saisie, ce qui coûte cher et n'apporte rien.

La période de clôture est le moment où cet écart se voit le plus, mais il se construit toute l'année.

Ce que le cabinet attend vraiment

Ces éléments correspondent aux quatre premières étapes du rétroplanning de clôture. Lorsqu'elles sont faites, le cabinet démarre directement sur la révision et les options fiscales.

Le dossier permanent

Statuts à jour, procès-verbaux, baux, contrats de financement, conventions avec les dirigeants : ces pièces ne changent pas chaque année mais sont réclamées chaque année.

Les regrouper dans un espace stable, plutôt que de les rechercher à chaque clôture, supprime la moitié des échanges. C'est aussi le dossier que réclamera un repreneur ou une banque, souvent dans un délai court.

Points clés

Le temps passé par le cabinet à réclamer des pièces est facturé, d'une manière ou d'une autre. C'est le poste sur lequel une entreprise organisée économise le plus, à prestation identique.

L'accès direct plutôt que les envois

Transmettre un classeur de fichiers par courriel produit des versions divergentes, des pièces perdues et des relances. Donner au cabinet un accès en lecture à la comptabilité supprime le problème : il consulte les écritures et les pièces à la source, prend ce dont il a besoin et laisse ses observations au même endroit.

Dans Oriette, un accès dédié peut être ouvert au cabinet, avec des droits distincts de ceux des utilisateurs internes. Le cabinet consulte l'ensemble des écritures et des justificatifs, exporte le FEC quand il en a besoin, sans qu'il soit nécessaire de préparer un envoi. Les modalités de répartition des droits sont détaillées dans notre article sur la gestion des accès.

Formaliser les points en suspens

Une liste écrite des questions ouvertes, tenue des deux côtés, remplace avantageusement les échanges téléphoniques : traitement d'une opération inhabituelle, arbitrage sur une provision, justification d'un écart, choix d'une option fiscale.

Cette liste devient l'ossature du dossier de révision et évite d'avoir à reconstituer le raisonnement l'année suivante, lorsque plus personne ne se souvient pourquoi telle écriture a été passée ainsi.

Ce que l'entreprise doit garder pour elle

Déléguer la technique comptable est légitime. Déléguer la connaissance de ses propres chiffres ne l'est pas.

Le dirigeant doit rester en mesure d'expliquer sa marge, son besoin en fonds de roulement et sa trésorerie prévisionnelle sans appeler son cabinet. Ce sont des décisions de gestion, pas des travaux comptables.

C'est aussi ce qui rend la relation plus efficace : un dirigeant qui connaît ses chiffres pose des questions utiles, et le cabinet passe son temps sur les sujets à valeur ajoutée.

Fixer un calendrier commun

Trois jalons suffisent pour une PME clôturant au 31 décembre : dossier transmis fin mars, projet de comptes début mai, liasse déposée dans les délais. Chaque jalon suppose un livrable précis de chaque côté.

Ce calendrier partagé évite la situation la plus fréquente, où chacun attend l'autre pendant six semaines avant de découvrir qu'il manquait trois pièces.

Questions fréquentes

Peut-on tenir sa comptabilité soi-même et ne confier que la clôture ?

Oui, c'est même la répartition la plus efficace pour beaucoup de PME : la saisie et les rapprochements en interne, la révision et la liasse au cabinet. Les honoraires s'en trouvent réduits, à condition que la tenue soit rigoureuse.

Le cabinet est-il responsable des erreurs de saisie de l'entreprise ?

La lettre de mission délimite les responsabilités de chacun. Une mission de révision ne couvre pas la garantie d'exhaustivité de la saisie effectuée par le client, ce qui rend la lecture de ce document utile avant de la signer.

À quelle fréquence échanger avec son cabinet ?

Un point trimestriel sur les chiffres et les échéances suffit dans la plupart des cas, complété d'échanges ponctuels sur les opérations inhabituelles. Un seul rendez-vous annuel à la clôture est trop tardif pour tout ce qui relève du conseil.

Comment comparer deux propositions d'honoraires ?

En regardant le périmètre plus que le montant : tenue ou révision, établissement des déclarations sociales, accompagnement fiscal, présence en cas de contrôle. Deux propositions écartées de 40 % couvrent souvent des périmètres différents.

Que se passe-t-il en cas de changement de cabinet ?

Le cabinet sortant remet les documents et informations nécessaires à la poursuite de la mission. Récupérer le FEC et le dossier permanent avant la rupture reste la précaution la plus utile.

Ce qu'il faut retenir

Une comptabilité complète et rapprochée, un dossier permanent stable, un accès direct plutôt que des envois, une liste de points en suspens et trois jalons dans l'année. C'est ce qui transforme la clôture en revue technique, au lieu d'une opération de rattrapage facturée au temps passé.

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